Image of building interior with commercial laundry system, uniformed workers utilizing the machines, and clean linens stacked in rolling carts.

Et si l’eau circulaire était déjà une réalité industrielle ?

Et si l’eau circulaire était déjà une réalité industrielle ? Alors que les risques de stress hydrique ne cessent d’augmenter, les entreprises recherchent des solutions qui réduisent leur dépendance à cette ressource critique tout en protégeant leur compétitivité.

Chez Ecolab, cette transition s’appuie sur une approche globale qui associe expertise technique, innovation chimique, ingénierie des procédés et outils numériques pour aider les entreprises industrielles à réduire, réutiliser et recycler l’eau à chaque étape de leurs opérations. C’est l’approche des 3R : d’abord réduire la consommation à la source, puis réutiliser l’eau dans les processus industriels et, comme dernière étape, la recycler. 

Partenaire de la Blanchisserie de Paris depuis sa création, Ecolab accompagne l’entreprise dans sa démarche d’optimisation de l’utilisation de l’eau et de l’énergie. Ensemble, ils montrent qu’il est possible d’allier performance industrielle, maîtrise des coûts et préservation des ressources. 

À l’occasion de Produrable 2026, nous avons posé quelques questions à Nicolas Joyeux, co-fondateur de Blanchisserie de Paris, sur l’ambitieux programme de réduction, de réutilisation et de recyclage de l’eau que l’entreprise a entrepris avec le soutien d’Ecolab. 

 

1. Pourquoi avez-vous fait de l’eau une priorité stratégique pour votre entreprise ? 

Parce que l’eau est au cœur de nos activités. Une blanchisserie industrielle utilise chaque jour de grands volumes d’eau pour traiter le linge. Très tôt, nous avons compris que limiter cette consommation était une priorité économique, environnementale et opérationnelle. 

Aujourd’hui, l’enjeu va bien au-delà du coût de l’eau. Nous intervenons dans un contexte où cette ressource peut devenir limitée en fonction de la saison ou du lieu. Pour une entreprise industrielle, cela soulève une question essentielle : comment garantir la continuité de l'activité à l'avenir ? 

 

2. Concrètement, qu’avez-vous mis en place pour réduire votre consommation d’eau ? 

Avec Ecolab, nous avons d’abord travaillé à l’optimisation de nos procédés de lavage, notamment en remplaçant progressivement les cycles à 80°C par des lavages à 40°C grâce à de nouvelles solutions chimiques qui conservent le même niveau d’hygiène et de qualité. 

Ecolab nous a également aidés à installer de nouveaux équipements pour réduire notre consommation d’eau, puis à réutiliser l’eau dans le procédé de lavage. Sur notre site de Grigny, nous avons mis en place des systèmes de récupération, de filtrage et de recirculation de l’eau de lavage afin qu’elle puisse être réintroduite dans certaines étapes du processus. 

Au-delà de l’équipement, nous bénéficions également d’une surveillance continue grâce aux outils numériques d’Ecolab, qui analysent notre consommation d’eau, d’énergie et de produits en temps réel. Cela nous permet d’identifier rapidement les écarts, de détecter les anomalies potentielles et d’améliorer continuellement nos performances. 

C’est cette combinaison d’expertise en chimie, d’ingénierie, de surveillance basée sur les données et d’assistance sur le terrain qui nous a permis d’accélérer notre transition vers une gestion de l’eau plus circulaire. 

 

3. Quand peut-on commencer à parler de circularité de l’eau ? 

La circularité commence lorsque vous ne vous contentez plus de réduire votre consommation, mais que vous réutilisez l’eau plusieurs fois au cours du procédé industriel. 

Sur notre nouveau site, nous récupérons déjà une partie de l’eau utilisée, nous la filtrons, nous la stockons et nous la réinjectons dans le cycle de lavage. Nous travaillons maintenant sur l’étape suivante : le recyclage avancé de l’eau, avec l’objectif de réutiliser jusqu’à 80 % de l’eau. 

Ce passage d’un modèle linéaire à un modèle circulaire est précisément ce qui change l’équation. 

 

4. Quels résultats avez-vous obtenus ? 

Lorsque nous avons démarré, la consommation d’eau du secteur pouvait atteindre 10 à 15 litres par kilogramme de linge traité. Grâce à des améliorations du process, de nouvelles solutions de lavage et des équipements permettant de réutiliser l’eau, nous l’avons progressivement réduite à environ 3 litres par kilogramme sur nos premiers sites. 

Aujourd’hui, sur notre nouveau site de Grigny, qui allie réduction et réutilisation de l’eau, nous avons déjà atteint des niveaux compris entre 2,5 et 2,7 litres par kilogramme. L’étape suivante consiste à déployer un recyclage avancé de l’eau pour descendre en dessous d’un litre par kilogramme de linge traité. 

À titre de comparaison, la consommation moyenne des blanchisseries en France se situe toujours autour de 6,5 à 7 litres par kilogramme. C’est dire à quel point les leviers de circularité peuvent transformer la performance eau d’un site industriel. 

Au-delà des économies réalisées, nous avons également renforcé la résilience de nos sites. Alors que les restrictions en matière d’eau deviennent plus fréquentes, disposer de capacités de consommation et de réutilisation plus faibles devient un véritable avantage concurrentiel. 

 

5. Alors, l’eau circulaire est-elle déjà une réalité industrielle ? 

Oui, clairement. 

Il y a encore des progrès à faire, mais les technologies existent, les solutions sont disponibles et les résultats sont mesurables. La question n’est plus de savoir si la circularité de l’eau est possible, mais comment l’accélérer. 

Les entreprises qui agissent aujourd’hui seront mieux préparées aux contraintes de demain. La circularité de l’eau n’est pas seulement un projet environnemental : c’est un projet de performance, de résilience et de compétitivité.  L’exemple de la Blanchisserie de Paris montre que la circularité de l’eau n’est plus une vision d’avenir, mais une solution concrète pour renforcer la résilience, la performance et la compétitivité des entreprises. 

Quel que soit votre secteur, Ecolab peut vous aider à identifier les opportunités d’économies d’eau et d’énergie, et à établir une feuille de route adaptée à vos défis. La question n’est plus de savoir si l’eau circulaire est possible, mais par où commencer.